Au moment de signer, votre prêteur vous proposera une assurance-vie hypothécaire. C’est une case à cocher, mais ce n’est pas une décision anodine.
L’objectif est légitime : si vous décédez, votre famille n’hérite pas d’un solde hypothécaire à payer. Ce qui mérite votre attention, c’est le produit qu’on vous propose pour y arriver — parce qu’il en existe deux types, et ils ne se valent pas.
Les deux options
L’assurance offerte par le prêteur. Simple à souscrire, souvent avec peu de questions médicales. Le capital assuré diminue au rythme de votre solde, le bénéficiaire est le prêteur, et la couverture prend fin si vous changez de prêteur. La vérification médicale se fait parfois au moment de la réclamation plutôt qu’à la souscription.
Une police d’assurance-vie individuelle. Le capital reste au montant choisi, vous désignez vous-même les bénéficiaires, et la couverture vous suit peu importe le prêteur ou la propriété. La souscription est plus exigeante au départ, mais le contrat est à vous.
Les questions à poser avant de cocher
— Qui reçoit la prestation : moi ou le prêteur?
— Le capital diminue-t-il avec mon solde, alors que la prime reste la même?
— Que devient la couverture si je change de prêteur ou de propriété?
— L’admissibilité médicale est-elle évaluée maintenant ou au moment de la réclamation?
— Ai-je déjà une couverture ailleurs, par exemple par mon employeur?
À noter : je suis courtier hypothécaire, pas représentant en assurance de personnes. Je ne vends pas d’assurance et je ne peux pas vous conseiller sur le choix d’une police. Ce que je fais, c’est m’assurer que vous connaissez vos options avant de signer, et vous diriger vers un représentant dûment certifié si vous souhaitez comparer.